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L’exploitation des mines du bassin de Brassac a marqué les paysages, les mentalités et l’économie du sud du Pays d’Issoire. Pendant plusieurs siècles, les mineurs de fond ont creusé le sol pour en extraire le charbon, source d’énergie indispensable au développement économique régional et national.
Sur l’eau ou sur rail, les convois du charbonAu 15e siècle, les Hospitaliers de la commanderie de Charbonnier et le duc de Bourbon se disputent le droit d’exploiter le charbon local. Au 17e siècle, la production acquiert une envergure nationale, grâce au transport fluvial sur l’Allier : le charbon est embarqué sur les sapinières et acheminé à Paris via le canal de Briare. L’arrivée du chemin de fer à Brassac en 1855 facilite le transport mais engendre aussi la concurrence des bassins houillers du nord. La production se tourne alors vers la demande régionale.
De l’industrie au patrimoineAprès la multiplication des concessions au 19e siècle, le temps est au 20e siècle à la centralisation et au contrôle par l’Etat, jusqu’à la nationalisation en 1946. Les houillères du bassin d’Auvergne sont regroupées sous l’égide des Charbonnages de France, puis intégrées aux Houillères du Bassin du centre et du midi (HBCM). Les difficultés de l’exploitation entraînent la fermeture des mines du bassin de Brassac en 1978. Si les puits sont comblés et une grande partie des infrastructures démantelées, les installations des carreaux de Bayard et de La Combelle ont été sauvegardées, autour du musée de la mine installé à Brassac.
Sur le carreauLe carreau est le site où sont regroupées les installations de la mine. Le puits est surmonté d’un chevalement, en bois puis en métal. Actionné depuis la salle des machines, il supporte les rouages qui enclenchent la mécanique de la cage conduisant les mineurs au fond des galeries. On y trouve aussi les bâtiments de la lampisterie, la forge, les bureaux et la « chambre chaude ». Ce dernier bâtiment est composé de trois nefs autour d’un volume central abritant un vaste vestiaire appelé « salle des pendus », où les mineurs suspendaient leurs vêtements de travail pour les faire sécher. Ils prenaient ensuite leur douche dans les nefs latérales.
Un Alpaga, il n'y en a pas qu'au Pérou....
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